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Analyse

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vendredi 8 février 2008

Le Congrès de la honte

Un petit encart dans le Politis de la semaine fort instructif pour exemple supplémentaire, s'il en est besoin, de la collusion politique UMPS. Une nouvelle ouverture ? A ne pas manquer !

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mercredi 9 janvier 2008

Politique d'humanité

• Extrait de «Edgar Morin : La politique de civilisation ne doit pas être hypnotisée par la croissance» 
LEMONDE.FR | 03.01.08 | 15h56 • Mis à jour le 03.01.08 | 18h13

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jeudi 13 décembre 2007

12% de PIB redistribué

12% c’est la part perdue par les revenus du travail dans le PIB (la richesse produite) en Europe depuis 1975. C’est aussi un chiffre resté dans les oubliettes de l’information. Il provient en effet de la 19e édition du rapport « L’emploi en Europe » publié par la Commission européenne... fin novembre.

« Après s’être accrue durant les années 1960 et la première moitié des années 1970, avec un pic à 69,9 % en 1975, la part du revenu du travail a entamé un déclin graduel et atteint un point bas à 57,8 % » en 2006.

La part des revenus alloués aux salariés est désormais inférieure à ce qu’elle était en 1960. Autrement dit, la Commission indique que les salaires distribués ont fortement chuté. Cette étude parviendra-t-elle jusqu’à l’Élysée ?

jeudi 22 novembre 2007

Portrait social de la France

D'après la publication annuelle de l'Insee, France, portrait social - Édition 2007, le patrimoine des 10% de Français les plus riches aura progressé de 40% !

Entre 1996 EY 2006, «la baisse globale du poids des prélèvements, en particulier de l'impôt sur le revenu, a profité davantage au plus aisés» alors que les prestations, qui bénéficient aux ménages les plus modestes, «ont peu évolué», la pauvreté ayant même augmenté en 2005.

L'Institut en profite pour inaugurer un chapitre consacré pour la première fois aux «Indicateurs d'inégalités sociales» et précise qu'entre 1996 et 2006

jeudi 15 novembre 2007

Tu seras privé de retraite

Conséquence des réformes de 1993, 1998 et 2003, le « taux de remplacement » ou niveau de retraite d’un salarié non cadre du privé en 2045 qui partira à 60 ans sera de 47% de la dernière rémunération.

Pour comparaison, en 1998, il était à 81,5 % et en 2015, il sera à 66,5 %. Pour les cadres du privé, ce taux sera de 42,5 en 2015 et de 35 % en 2045.

Cela en dit long aussi sur ce qui attend les salariés du public, avec ou sans régime spéciaux. Ceux-ci verront leur retraite progressivement alignée sur le régime général, lequel devrait être à nouveau modifié à la baisse en 2008. 

Pour les régimes complémentaires Arrco et Agirc, le niveau des droits a été divisé par deux en une décennie.

jeudi 8 mars 2007

Hôpitaux en danger

À la veille des élections, le gouvernement veut rassurer l’opinion sur la baisse du déficit de la Sécurité sociale. Or, contrairement à ce qu’il affirme, ce n’est pas un hôpital sur trois, mais deux sur trois, qui connaîtraient une situation déficitaire. En effet, d’après les chiffres de l’enquête *, 68 % des établissements rencontrent un déficit de 3%.

Le tiers restant ne se porte pas beaucoup mieux puisque 90 % des centres hospitaliers universitaires (CHU) ne parviennent pas à équilibrer leur budget. La Fédération des hôpitaux de France (FHF) parle, quant à elle, « d’un sous-traitement global d’un milliard d’euros en 2006 ». Nadine Prigent, secrétaire générale de la CGT santé, estime que « l’objectif dévoilé de réduire les dépenses de l’assurance maladie met en danger le fonctionnement des hôpitaux publics ».

* Enquête menée sur un échantillon d’établissements qui regroupent 20 % des personnels, et dont le budget représente 31,21 % de l’enveloppe nationale.

jeudi 1 mars 2007

Eau, nourriture et pesticides

96% des cours d’eau et 61 % des nappes souterraines contiennent au moins un pesticide. Une pomme reçoit jusqu’à 36 traitements pendant sa croissance !

Qui paie les «avantages» ?

Le régime spécial de la SNCF se caractérise par des prestations supplémentaires, comme l’âge du départ à le retraite à 55 ans (50 ans pour les agents de conduite) après 25 ans de service. Ces prestations ne sont pas financées par l’État et ne font l’objet d’aucune compensation du régime général. Elles sont payées par les cheminots, dans le cadre des charges sociales propres à la SNCF, nettement supérieures à celles du régime général. Elles sont de 41,96 % du salaire liquidable pour un cheminot contre 25,87 % à 28,63 % pour un salarié du privé. Seul le déficit démographique, c’est-à-dire la baisse des effectifs, fait l’objet d’une compensation de l’État pour maintenir l’équilibre des retraites, au titre de l’article 30 du cahier des charges de la SNCF. Les Caisses de prévoyance et de retraite de la SNCF garantissent l’assurance maladie et vieillesse des agents actifs et des retraités, soit près de 600 000 bénéficiaires pour l’assurance maladie et près de 300 000 pour la caisse de retraite, selon les chiffres de la direction de la Sécurité sociale.

jeudi 15 février 2007

La croissance : une erreur

« Je le crois de toute mon âme : nous avons les moyens de relancer la croissance. » Ségolène Royale, candidate à la Présidentielle 2007 - Discours-programme de Villepinte

Commentaire de Pierre Larrouturou* :

« Cela ne suffit pas à convaincre. Cela fait trente ans qu’on nous dit que la croissance va revenir et trente ans que la crise sociale s’aggrave. La croissance n’est que de 1,5% en moyenne depuis le début de la décennie. Et beaucoup d’économistes craignent que le niveau très élevé d’endettement des États-Unis provoque bientôt une récession mondiale. 

En 1930, avant que n’éclate la grande crise, la dette totale américaine (dette publique et dette privée) représentait 130% du PIB. Elle atteint aujourd’hui 245 % du PIB ! On voit sur cette courbe que c’est depuis l’arrivée de Ronald Reagan au pouvoir que la dette augmente : la baisse des impôts pour les plus riches a conduit à l’endettement de l’État. La précarisation des salariés et la baisse des salaires réels d’un grand nombre d’entre eux les a poussés à s’endetter pour garder leur niveau de consommation… 

On a oublié toutes les leçons que l’on avait tirées de la crise de 1929 ! Le libéralisme non régulé nous mène dans le mur. Compter encore et toujours sur la croissance pour sortir de la crise est une erreur dramatique. Il faut inventer du neuf. » 

* Pierre Larrouturou est ingénieur agronome de formation, il s’est fait connaître en 1993 en lançant le débat sur la semaine de quatre jours. Il est depuis un an délégué national Europe du PS