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lundi 31 janvier 2011

L'UE montre son vrai projet de société

« Les Français n’ont pas aimé la retraite à 62 ans, ils vont détester la retraite à 67 ans. Mais ils n’y couperont pas. Ceux qui souhaitaient une harmonisation sociale européenne ne s’attendaient sans doute pas à ce qu’elle se fasse dans ce sens… Mais la crise est passée par là. »

L’Union Européenne qui n’est, à vrai dire qu’une Union Économique, montre son vrai visage avec ce projet annoncé dans cet article de Libération :
Bientôt la retraite à 67 ans pour tous !

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vendredi 3 septembre 2010

Un nouveau Netoyens.info

Nous avons le plaisir de vous annoncer la très prochaine publication d’un site Netoyens.info sous une nouvelle livrée.
La version imprimable quant à elle n’est pas appelée à changer pour le moment.

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mercredi 1 septembre 2010

2012 morne plaine...

Comme la forêt cache l’arbre, le bouillonnement d’idées à gauche cache le désert de la pensée.

Les (F)Estives 2010 des Objecteurs de Croissance qui avaient lieu à Marlhes ces 27, 28 et 29 Août 2010 ont encore une fois montré ce refus d’affronter le système dominant sur le terrain de l’idéologie. Suffit-il de proposer le trajet qui ira du capitalisme à l’après-capitalisme et une stratégie de la transformation pour changer de paradigme ?

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lundi 28 juin 2010

Le conflit d'intérêts en "République bananière"

Quand l’enfumage remplace la morale.

Inutile de vous faire un résumé de l’affaire Bettencourt/Woerth, même télé-Sarkozy a dû en parler, tellement se taire aurait fait mauvaise façon.

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jeudi 17 septembre 2009

Le Pétain nouveau est arrivé

Ainsi donc, j’avais rai­son, lors de la cam­pa­gne élec­to­rale, de bap­ti­ser le can­di­dat et futur pré­si­dent “Sar­ko­nazy” et de dénon­cer le dan­ger qu’il repré­sen­tait pour la démo­cra­tie. En quel­ques jours, des infor­ma­tions inquié­tan­tes sont sor­ties qui con­fir­ment ce dan­ger.

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mardi 2 juin 2009

« Bayrou, le plouc de l’arène ? »

Geneviève Confort-Sabathé

« L’époux de la reine, poux de la reine ! » Dans son opéra bouffe, la « Belle Hélène », Offen­bach s’était délecté en paro­diant le Second Empire. Napo­léon III y était campé sous les traits du vieux roi Méné­las, cocu et un peu plouc. Le monar­que insuf­fi­sant y avait gagné la sym­pa­thie des rieurs.

Je me pro­pose de mon­trer que les mêmes cau­ses pro­dui­sant les mêmes effets, notre très sures­timé troi­sième homme, le roi du pon­cif et de la pate­nô­tre, l’ultra-euro­péiste de droite, Fran­çois Bay­rou, est devenu, par la magie des médias, le gen­til plouc du Béarn.

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jeudi 30 avril 2009

Le Titanic de l’économie carbonique

L’His­toire retien­dra dans son œuvre d’éta­blis­se­ment des faits aux con­sé­quen­ces gra­vis­si­mes que le récent som­met du G20 est l’une des preu­ves les plus fla­gran­tes de l’incu­rie actuelle des Maî­tres du Monde. L’éco­no­mie mon­dia­li­sée est un navire déme­suré aux mul­ti­ples voies d’eau dont on a décidé de main­te­nir la route incer­taine afin de sau­ver le plus long­temps pos­si­ble les inté­rêts des occu­pants de la Pre­mière Classe. Le dis­cours tenu aux pas­sa­gers des clas­ses subal­ter­nes n’affi­che évi­dem­ment pas ce but car­di­nal ; on leur assure au con­traire que pour sau­ver tout le monde il n’est qu’un seul cap à sui­vre. Mais, peu impor­tent les paro­les du Com­man­de­ment : son atti­tude obs­ti­née révèle une cou­pa­ble sous-esti­ma­tion du dan­ger qui menace de dis­lo­ca­tion le Tita­nic pla­né­taire.

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samedi 21 mars 2009

Le Pion de fer copie la Dame de fer

Geneviève Confort-SabathéJuste après la manif du 29 jan­vier, Nico­las Sar­kozy fei­gnait de s’inter­ro­ger sur son posi­tion­ne­ment face au mou­ve­ment social. Le pré­si­dent, cons­cient de son impo­pu­la­rité, hési­tait encore entre deux stra­té­gies : le rai­dis­se­ment, façon That­cher ou la retraite en rase cam­pa­gne, façon Chi­rac-Juppé.

Cette fois, il a choisi. Avant de con­naî­tre l’ampleur exacte de la mani­fes­ta­tion du 19 mars (trois mil­lions quand même !), il a annoncé qu’il ne céde­rait sur rien, ni sur le bou­clier fis­cal, ni sur les heu­res sup­plé­men­tai­res, ni sur le coup de pouce au SMIC, ni sur les lois Pécresse (mort de l’uni­ver­sité), Bache­lot (mort de l’hôpi­tal), Dati (mort de la jus­tice des mineurs), Dar­cos (mort de l’école publi­que).

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mardi 17 mars 2009

Science sans conscience...

La mon­dia­li­sa­tion débri­dée des vingt-cinq der­niè­res années à laquelle la crise actuelle pour­rait para­doxa­le­ment don­ner plus de vigueur encore est le ter­rain pri­vi­lé­gié de la science ven­due aux mar­chands. Sous le pré­texte du coût très élevé de la recher­che, des mon­ta­ges finan­ciers com­plexes et des par­te­na­riats public-privé (PPP) équi­vo­ques nais­sent aux qua­tre coins de la science qui peu à peu y perd son âme. Quand de nom­breu­ses « avan­cées » de la science mar­chan­di­sée insé­cu­ri­sent notre envi­ron­ne­ment, les citoyens devraient s’orga­ni­ser autour des « lan­ceurs d’alerte » afin de répon­dre à la maxime des mar­chands : science avec cons­cience n’est que ruine du pro­fit.

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samedi 14 mars 2009

19 mars. Colère bleue !

Geneviève Confort-Sabathé

Vola­ti­li­sés, les  cols bleus ! Effa­cés, balayés, désin­té­grés, pen­dant vingt ans, par la nov­lan­gue* et les sta­tis­ti­ques des ins­ti­tuts de son­dage. Rin­gar­di­sés par des médias, eux-mêmes fas­ci­nés par les paillet­tes et le pou­voir, les  cols bleus  pas­sè­rent par la colonne « per­tes et pro­fits » de la géné­ra­tion Tapie. L’opé­ra­tion « coup de gomme sur les inu­ti­les » a bien failli réus­sir tout à fait. Il y eut bien quel­ques socio­lo­gues illu­mi­nés pour rap­pe­ler que la classe ouvrière repré­sen­tait, dans les années 90, encore cinq mil­lions de per­son­nes en France, mais per­sonne ne les écou­tait. Les  cols bleus avaient bel et bien dis­paru du pay­sage.

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dimanche 8 mars 2009

Violences sexistes : abus de pouvoir

Vio­lence, corps meur­tri
Tout de bleus vêtu
Sa ven­geance a tout pris
Salie de son mépris
La con­fiance s’est tue.

En vain recher­cher l’oubli
Ne plus exis­ter, s’étein­dre
Se cacher, s’aveu­gler
S’iso­ler pour ne pas fein­dre
Dépouillée d’iden­tité.
Souf­france aux airs d’indif­fé­rence
Rem­part de méfiance
S’inter­dire de plaire
Pour ne plus s’émou­voir
Ne lais­ser que l’amer
Fan­tôme illu­soire
Tenir au loin l’homme
Sus­cep­ti­ble de réveiller
Dans sa pri­son la femme
Aux désirs effa­cés.
(…)    
(poème de femme)

Cette femme un jour s’est tue ; clouée au sol, recro­que­villée, ses bras, seuls comme déri­soi­res rem­parts.
A une main de sa tête, une table l’écla­bousse de ses mor­ceaux, der­niè­res échar­des recou­vrant tel lin­ceul l’être déshu­ma­ni­sée.
Déshu­ma­ni­sée, non humaine, ani­male, chose ; objet, jouet brisé ; tas informe, désar­ti­cu­lée, san­gui­no­lente ; per­sonne, rien…
Ce n’est que des années après qu’elle a retrouvé la parole. 

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vendredi 6 mars 2009

La conso parano, l'angoisse de la conso par Sonia Devillers

Je suis jour­na­liste et j’ai 34 ans, bac +5 et 10 ans d’expé­rience pro­fes­sion­nelle. Dix années d’ancien­neté devrais-je dire puis­que je les ai pas­sées dans la même boîte. Je pré­cise que mon employeur prin­ci­pal n’est pas Radio France pour ceux qui pen­sent pour ceux qui ne le sau­raient pas.

Dans la même boîte donc où par­faite imbé­cile que je suis j’ai long­temps pensé que c’était un hon­neur de pou­voir signer de son nom un arti­cle tout en béné­fi­ciant d’une des con­ven­tions col­lec­ti­ves les plus con­for­ta­bles du mar­ché du tra­vail, donc je n’ai rien demandé, jamais rien demandé. De quoi être embau­chée au plus bas salaire d’une rédac­tion et ne jamais, jamais, être reva­lo­ri­sée.

Total, dix ans après j’en suis à me met­tre au 4/5ème parce que 20% de mon revenu ne suf­fi­sent pas à com­pen­ser une allo­ca­tion de la CAF et 4 ou 5 mer­credi par mois de garde d’enfants à plein temps. Cher­chez l’erreur.

[Source : France Inter - Ser­vice public - 06/03/09]

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lundi 16 février 2009

Sexisme : pouvoir androcentré d'un autre âge

Conscience éveillée à tout ce qui, au quotidien, renvoie les femmes à une humanité incomplète, à la soumission au sexisme : pouvoir insidieux, récurrent de la domination des hommes.

Le 8 janvier 2009, Jean-François Dhainaut, Président de L’AERES a déclaré : « Le pouvoir est une affaire masculine » d’une part et, d’autre part : « Les femmes, en plus de leur métier doivent s’occuper de la maison  des enfants. Elles n’ont donc pas de temps à consacrer à l’Aeres*. »

Cet homme n’est pas défini comme intégriste religieux, n’est pas issu d’une autre culture qui serait plus discriminatoire, ne fait pas partie d’un groupe défavorisé, il est reconnu comme intellectuel de notre société qui plus est président, responsable de l’évaluation de nos scientifiques, un homme influent, écouté et à n’en pas douter un réel « danger public ».

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dimanche 23 novembre 2008

Vieilles urgences

Les exemples ne manquent pas surtout à l’approche de nouvelles élections. Encore récemment, Yannick Jadot, ex-Greenpeace entré en politique chez les Verts après avoir été floué par le Sarko-grenelle de l’environnement, a annoncé au cours d’une intervention en vue des élections européennes de 2009 que son parti voulait « coaliser tous ceux qui se retrouveront sur l’urgence écologique, sociale et démocratique ». L’urgence, nous dit le dictionnaire, c’est une situation à laquelle on doit remédier… sans délai.

Mises à jour :
15/05/2008 : Denis Pingaud, vice-président exécutif d’Opinion Way (strategies.fr)
24/08/2010 : Eva Joly : une candidature “Opinionway” ? (arretsurimages.net)

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lundi 27 août 2007

Altermondialisme : terrorisme ?

Dans un com­mu­ni­qué datant de jeudi 23 août, la FDSEA et la JA du 82 (Tarn et Garonne) emploient mine de rien les grands moyens en qua­li­fiant José Bové de “grand gou­rou” et les fau­cha­ges d‘“actions ter­ro­ris­tes”. Une fois l’ana­lyse effec­tuée, on voit que tout est fait aujourd’hui pour con­vain­cre l’opi­nion que l’alter­mon­dia­lisme est assi­mi­la­ble au ter­ro­risme.

Licence Creative Commons

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jeudi 1 février 2007

Déclaration de candidature de José Bové

La France n'a jamais été aussi inégalitaire.

Un grand patron gagne 300 fois ou plus qu'un smicard. Les plus riches désertent leur devoir fiscal quand 100.000 personnes dorment dans la rue. Les stocks-options récompensent les licenciements boursiers.

Il est temps de mettre fin à un système qui entraîne la grande majorité des salariés vers la précarité et l'insécurité sociale. Il est temps de décréter l'insurrection électorale contre le libéralisme économique .

Plusieurs dizaines de milliers de personnes m'ont proposé d'être candidat à l'élection présidentielle. J'ai décidé d'accepter que mon nom incarne, sur le bulletin de vote, la volonté commune de battre la droite et l'extrême droite et de redonner l'espoir d'une alternative à gauche. J'ai décidé d'accepter pour que continue le combat pour le rassemblement de toutes les forces de la gauche de la transformation sociale, solidaire, écologiste, antiraciste et féministe. Nous ne nous résignons pas à la division actuelle de ces forces. Nous voulons être le trait d'union entre toutes celles et tous ceux qui veulent que la vie change vraiment.

Je ne suis pas le candidat d'un parti. Je ne suis pas un professionnel de la politique. Ma candidature est celle d'un rassemblement de forces et de citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, de courants politiques et des associations de l'immigration qui aspirent à l'unité de cette gauche-là. Cette candidature est une candidature collective portée par de nombreuses voix.

J'appelle aujourd'hui les élus communistes, écologistes, alternatifs, socialistes anti-libéraux à nous permettre, grâce à leurs parrainages, de participer à la campagne officielle.

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dimanche 14 janvier 2007

Bové : le retour du futur ?

Dans de nombreux collectifs qui se sont réunis ces jours-ci, on a pu observer les mêmes attitudes d'ajustement des comportements : toujours plus de fermeture pour les uns, un désir de réjouissance renouvelé pour d'autres et un peu plus d'indécision pour les déchirés.

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lundi 25 décembre 2006

Association de malfaiteurs

Il y a de la veine pour la crapule, disait-on autrefois. Augusto Pinochet a fini par débarrasser le plancher des vaches au grand désarroi de Margaret Thatcher et en épargnant à Milton Friedman, mort trois semaines avant lui, l'épreuve douloureuse de la triste nouvelle. Oui, il est des hommes et des femmes qui pleurent la disparition du sanguinaire dictateur au nom de ce qu'il a apporté au Chili d'abord, à la ¬´science économique¬ª libérale ensuite. Les trois larrons susnommés s'y sont entendus pour participer activement à l'édification du monde chaotique qu'ils abandonnent impudemment l'un après l'autre. On ne jugera jamais Pinochet pour ses crimes immondes.

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jeudi 30 novembre 2006

Ordre et propreté

La cage est plutôt exiguë. Ils sont cinq entassés là-dedans, tous ramassés ce soir dans divers quartiers de Nantes. Leur tort commun est d'avoir laissé passer l'heure du couvre-feu en cette soirée de Noël. À vingt-trois heures, chacun aurait du être dans son lieu de résidence officiellement connu de la police. Les hommes de garde leur ont confisqué papiers, ceinture, lacets et téléphone cellulaire. Ils seront interrogés demain matin leur a-t-on dit froidement. Pierre, oubliant ses multiples contusions, jette des regards amicaux à ses quatre compagnons occasionnels. Il fulmine intérieurement contre sa négligence. Il n'a pas eu le droit de prévenir sa compagne. L'un après l'autre ils s'assoupissent dans la moiteur nauséeuse du commissariat central.

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mardi 17 octobre 2006

La drôle de guerre climatique

On se souvient avec une certaine confusion de la drôle de guerre qui prépara la guerre véritable. Cet ¬´entre-deux¬ª qui suivit la paix mal appréciée et précéda la prévisible déflagration, nous sommes désormais en train de le revivre avec tout autant d'insouciance qu'à l'époque de la piteuse rencontre de Munich. C'est ce malaise-là que l'on ressent en premier lieu au sortir de la projection du film d'Albert Gore. ¬´Une vérité qui dérange¬ª, certes oui, mais qui dérange tellement qu'elle pourrait rester lettre morte jusqu'au point d'irréversibilité. Nous avons dix ans pour éviter la catastrophe climatique, pour balayer les Daladier et les Chamberlain. Une tâche incommensurable qui dépasse tout ce que l'Homme a eu à connaître jusqu'ici.

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vendredi 13 octobre 2006

La consommation responsable au lycée

Face à l'impérieuse nécessité de réduire l'impact des activités humaines sur les écosystèmes dont l'intégrité est indispensable à la vie, l'École a un rôle incontestable à jouer dans la concrétisation en réflexions approfondies ‚Äì voire en actes tangibles - des déclarations officielles. En 2004, une circulaire du Ministère de l'Éducation Nationale encourageait les professeurs à sensibiliser leurs élèves au nouveau crédo que représente le concept de développement durable. Au-delà de cette recommandation venue d'en-haut et aux contours relativement flous, il semble utile de se demander comment les programmes et les manuels d'une part, les professeurs d'autre part, abordent ‚Äì au lycée par exemple - l'un des aspects les plus concrets dudit développement durable : la consommation responsable.

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samedi 23 septembre 2006

Émile ou l'épuration

¬´ Oyez, braves gens, l'Histoire déjà mouvementée du jeune Émile ¬ª, aurait lancé jadis à la cantonade le chanteur de complaintes. À l'ère de la Starac et du JT de 20 heures il n'est plus guère de chanteurs de rue. Le peuple s'informe bien autrement du sort funeste des déshérités et de la veulerie coupable des nantis. On y perd en poésie ce que l'on y gagne en efficacité de la couverture mass-médiatique. Mais voici sans plus attendre la tragique aventure de notre Émile.

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lundi 28 août 2006

Raz-de-données

On en compte déjà plu­sieurs mil­liards sur Terre. Leur nom­bre va être cen­tu­plé au cours des dix pro­chai­nes années. Elles s’insi­nuent par­tout, en des endroits tan­tôt inat­ten­dus, tan­tôt inso­li­tes. Leur pré­sence jalonne notre exis­tence. Pour­tant, elles nous sont invi­si­bles. Ce sont les puces RFID. Cet acro­nyme anglo-saxon (Radio Fre­quency IDen­ti­fi­ca­tion) révèle mal le degré élevé d’intel­li­gence de ces puces bien­tôt omni pré­sen­tes dans notre quo­ti­dien. N’atten­dons pas qu’elles nous déman­gent pour grat­ter sous l’opti­misme béat des thu­ri­fé­rai­res de la tech­ni­que omni­po­tente.

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vendredi 23 juin 2006

Et l'Homme créa le nanomonde

Le monde va mal. De ter­ri­bles périls le mena­cent : crise éner­gé­ti­que glo­bale, réchauf­fe­ment cli­ma­ti­que, épui­se­ment dra­ma­ti­que de la res­source en eau, déve­lop­pe­ment de mala­dies d’ori­gine envi­ron­ne­men­tale, mena­ces ter­ro­ris­tes épar­ses et insai­sis­sa­bles, etc. Pour­tant, cette lita­nie catas­tro­phi­que ne devien­dra jamais apo­ca­lypse. Les nano­tech­no­lo­gies sau­ve­ront - à en croire les adep­tes de la techno-science - l’huma­nité, effa­ce­ront tous ses maux. La France est désor­mais, avec son Mina­tec inau­guré à Gre­no­ble, dans la course vers cette science totale au ser­vice d’un monde nou­veau.

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dimanche 21 mai 2006

Clair obscur

A quelques encablures d'élections majeures la démocratie hexagonale est en pitoyable état. Il est plus que probable que les campagnes et les scrutins de l'an prochain n'y pourront rien changer. Ceux qui prétendront le contraire sont des sots, des naïfs ou encore des menteurs. Le mal est si profond qu'un lifting de surface ne ferait que dissimuler sa lente et purulente progression souterraine. Ce que nous révèle le traitement politico-médiatique de l'affaire Clearstream est à cet égard riche d'enseignement sur l'éloignement progressif de ¬´ l'élite ¬ª qui nous gouverne.

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