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Rien ne va plus

Etat des lieux des dysfonctionnements

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mercredi 10 novembre 2010

Sarko le braqueur

Il aura fallu la réforme des retraites cuvée 2010 pour que tombent enfin les dernières indulgences naïves quant à la réalité profonde du sarkozysme. Ce régime – sec ! – caractérisé par la double posture du respect des forts et du mépris des faibles a décidément comme fonction essentielle la défense ou le renforcement des privilèges des nantis. D’une certaine manière, c’est de bonne guerre : la Droite a toujours fait ce qu’elle pouvait pour accroître les inégalités en faveur des possédants. Pourtant, au-delà de la légalité d’une politique fiscale très orientée – paquet et bouclier fiscaux adoptés dès le début du quinquennat – les arcanes de l’affaire Woerth et la réforme des retraites tiennent littéralement du hold up sur le bien public. Cet « au-delà » de la démocratie ne semble plus avoir de limites. Et si le problème n’était pas tant la Droite – qui pour une bonne part est dans son rôle – que la Gauche « de gouvernement » si défaillante quant à ses idéaux naturels ?

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lundi 25 octobre 2010

Bangsters !

Le capitalisme financier est sorti indemne des tempêtes qu’il a ourdies en 2008. Indemne mais fragilisé. D’une fragilité inquiétante qui augure toujours de la crise fatale une fois encore repoussée. Toutes les analyses possibles ont été conduites qui dévoilèrent les véritables raisons des tempêtes récentes ; aucune leçon sérieuse n’en a été tirée. Les banques, une fois renflouées avec l’argent public, ont repris le cours cupide de leurs affaires. Parmi elles, celle de la Société Générale est des plus édifiantes quant à l’administration de la preuve de l’impossible moralisation du capitalisme. Les bangsters sont désormais au pouvoir.

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jeudi 16 septembre 2010

Le petit baron du sarkozysme

L’affaire W n’est pas qu’une affaire de plus sur le chemin fatal de la décomposition politique de la France. Elle révèle à elle seule tant de facettes de ladite décomposition que sa mise sous le boisseau – sort réservé depuis longtemps à nombre d’affaires troubles de la République – paraît décidément impossible. Il n’est même plus besoin de la nommer. Ici ou là, on ne parle déjà plus que de « l’Affaire ». Elle n’est pas accidentelle. Elle est le régime sarkozyste dans son essence et ses outrances.

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mardi 31 août 2010

Ord(u)re

Le vrai franchissement de la ligne annoncé dès l’avènement du sarkozysme est désormais consommé. C’est arrivé en pleine torpeur estivale de « l’opinion ». Cela faisait longtemps que la ligne des libertés républicaines était fréquemment mordue sans protestation suffisante du corps social. Pour satisfaire son désir maladif d’ordre M. Sarkozy choisit enfin de faire tomber la France dans l’ordure. Alors, tous les prétextes deviennent des aubaines. Ceux qui ne voient là qu’un calcul électoral se trompent dangereusement. C’est bien la nature profonde d’un lent effondrement des valeurs démocratiques orchestré de longue date qui se dévoile ici.

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dimanche 6 juin 2010

De la caco-télé-phonie

Il fallait s’y attendre. La téléphonie mobile en France, plus que dans bien d’autres pays «civilisés», est un tel fléau qu’elle est devenue une aliénation. Aliénation parce qu’elle contribue à la réclusion des utilisateurs-consommateurs dans un univers de communications tordues par les appareils, détournées par les écrans et les écouteurs. Quelque soit l’endroit, quelque soit l’instant qui mérite pourtant d’être vécu pour ce qu’il est, on préfère l’illusion de l’ubiquité, le blabla téléphoné et le SMS, pour un oui, pour un non… et tirer la langue en fin de mois, étranglé par la corde mensuelle des forfaits de plus en plus ruineux. Le prix à payer sans doute pour être libre de rester en permanence…. pendu au téléphone.

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samedi 22 mai 2010

De la bancocratie en Europe

Plus per­sonne n’en doute désor­mais : ce sont les pau­vres qui vont payer l’addi­tion ver­ti­gi­neuse de la crise finan­cière. Addi­tion d’autant plus salée que ladite crise est loin d’être ter­mi­née. Les riches, les vrais sont d’ores et déjà à l’abri grâce à l’oppor­tun sau­ve­tage des ban­ques qui gèrent leurs juteux avoirs. Le théâ­tre euro­péen de la crise est par­ti­cu­liè­re­ment édi­fiant à tous égards. Si la crise de l’Euro n’est que le pro­lon­ge­ment de la crise plus large de la finance mon­dia­li­sée, elle nous révèle que la soli­da­rité des nations et des peu­ples euro­péens dont on nous rebat les oreilles depuis cin­quante ans n’était guère plus depuis long­temps qu’un mot. Ce n’est pas la Grèce qui menace l’Euro mais l’Euro qui a fait tom­ber la Grèce si bas qu’elle ne s’en remet­tra peut-être pas. Il est temps d’assé­ner quel­ques véri­tés, his­toire de se per­sua­der défi­ni­ti­ve­ment que les éco­no­mis­tes de con­ni­vence et les diri­geants poli­ti­ques ont piteu­se­ment choisi le camp des nan­tis et des bri­gands.

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vendredi 14 mai 2010

«Le Monde a étalé son incompétence»

Les grands médias, une nou­velle fois, se dis­tin­guent par leur par­tia­lité au ser­vice des puis­sants, leur absence totale d’esprit cri­ti­que, leur carac­tère mou­ton­nier et sou­vent leur incom­pé­tence. Des tom­be­reaux d’âne­ries s’abat­tent sur une popu­la­tion déso­rien­tée.

Extrait de “Ras­su­rer les mar­chés finan­ciers et les spé­cu­la­teurs ou les déman­te­ler ?” - M’PEP - 12 mai 2010

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lundi 19 avril 2010

De radieux criminels

L’une des maniè­res de per­ce­voir l’incon­sé­quence de notre monde et des hom­mes qui le font pour­rait être le dévoi­le­ment de cri­mes de masse que la Jus­tice ignore en renon­çant encore à les qua­li­fier. Ces cri­mes sont per­pé­trés, au nom d’orga­ni­sa­tions léga­les puis­san­tes, par des hom­mes au pou­voir d’autant plus exor­bi­tant qu’il est non démo­cra­ti­que. Des hom­mes tan­tôt per­sua­dés d’agir pour la défense de l’inté­rêt géné­ral, tan­tôt agis­sant pour la sau­ve­garde d’inté­rêts par­ti­cu­liers ina­voués. Il n’est pas très dif­fi­cile, à par­tir de l’exem­ple du com­plexe nucléaire mon­dial, de com­pren­dre que l’inté­rêt de l’Huma­nité est menacé par ces for­mes mécon­nues du crime orga­nisé.

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lundi 1 février 2010

Chanson hip hop du groupe Vices & Râlements Déviants : "Les mecs du millieu"

Cette chan­son du groupe vices & Râle­ments Déviants (hip-hop de fiot­tes, queer, fémi­niste) mise en ligne sur le blog Ran­gers & bas résilles : “parle de la façon dont, même dans les milieux alter­na­tif, liber­taire, pouet-pouet pas mal de mecs ont ten­dance à fer­mer les yeux sur des agres­sions sexis­tes, voire à se posi­tion­ner car­ré­ment du côté de l’agres­seur.”

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jeudi 21 janvier 2010

Culpabilité personnelle et responsabilité collective : le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat comme aboutissement d’un processus collectif.

par léo thiers-vidal

Pré­sen­ta­tion dans le cadre du Col­lo­que Marx IV – 01/10/04 - Matin, Sec­tion ” Genre et rap­ports sociaux ” (Nou­vel­les Ques­tions Fémi­nis­tes)

Lors­que, le 27 juillet 2003, Ber­trand Can­tat a décidé de frap­per - à mort - Marie Trin­ti­gnant, il a engagé sa res­pon­sa­bi­lité indi­vi­duelle pour les con­sé­quen­ces de ses actes - quels que puis­sent être ensuite ses dis­cours de déni, de recon­nais­sance par­tielle, de pro­jec­tion de res­pon­sa­bi­lité ou de pleine recon­nais­sance et éven­tuelle demande de par­don. Si cette dimen­sion sub­jec­tive, indi­vi­duelle de la recon­nais­sance de cul­pa­bi­lité peut être impor­tante pour les per­son­nes pro­ches de Marie Trin­ti­gnant et la façon dont cel­les-ci pour­ront vivre ce meur­tre, elle n’éva­cue évi­dem­ment ni la cul­pa­bi­lité indi­vi­duelle de Can­tat, ni la dimen­sion de res­pon­sa­bi­lité col­lec­tive pour ce meur­tre. J’entends par res­pon­sa­bi­lité col­lec­tive le fait que les actes de Can­tat peu­vent évi­dem­ment être ana­ly­sés comme reflé­tant son inves­tis­se­ment dans la mas­cu­li­nité hété­ro­sexuelle – c’est-à-dire l’inves­tis­se­ment sub­jec­tif par un humain d’un cer­tain regis­tre de pra­ti­ques de soi et des autres, sour­ces de béné­fi­ces struc­tu­rels con­si­dé­ra­bles. Les actes de Can­tat révè­lent ainsi le degré de résis­tance et/ou de com­plai­sance que celui-ci a au préa­la­ble déve­loppé face à cette socia­li­sa­tion mas­cu­line héte­ro­sexuelle. Plus spé­ci­fi­que­ment, les actes de Can­tat peu­vent éga­le­ment être ana­ly­sés comme le pro­duit d’une socia­li­sa­tion mas­cu­line spé­ci­fi­que­ment de gau­che radi­cale. Et c’est en tant que pra­ti­que d’une mas­cu­li­nité hété­ro­sexuelle enga­gée à gau­che que les actes de Can­tat peu­vent col­lec­ti­ve­ment inter­ro­ger les hom­mes hété­ro­sexuels de la gau­che radi­cale.

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mardi 19 janvier 2010

Que léguons-nous au féminisme ? - 2

Par: Coa­li­tion des “hys­té­ri­ques” et fiè­res de l’être.

Ce que lègue notre géné­ra­tion au fémi­nisme, à pre­mière vue pas grand chose. Nos grand-mères ont obtenu le droit de vote, nos mères la con­tra­cep­tion et l’ivg (ces deux der­niers points con­cer­nant autant les hom­mes que les fem­mes d’ailleurs, à part une qui a réussi à le faire croire, on n’a encore jamais conçu un enfant seule). Nous nous som­mes repo­sées, sur leurs lau­riers, tout était en place et tout avan­ce­rait pro­gres­si­ve­ment pen­sions-nous. Cer­tes tout n’était pas par­fait mais les men­ta­li­tés évo­lue­raient len­te­ment mais sure­ment, nous seri­nait-on. Et pri­ses dans nos vies com­pli­quées de femme, nous nous som­mes lais­sées por­ter, mais à force de ne pas avan­cer, nous recu­lons.

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Que léguons-nous au féminisme ?

Par: Coa­li­tion des “hys­té­ri­ques” et fiè­res de l’être.

« Nos grand-mères ont obtenu le droit de vote
Nos mères, le droit à l’avor­te­ment.
Et nous ? Que léguons-nous au fémi­nisme ?
Le Res­sac, car notre géné­ra­tion a laissé faire. »

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mardi 8 décembre 2009

Politis : dérapage poujadiste sur le blog des rédacteurs

Claude-Marie Vadrot a com­mis le 29 novem­bre 2009 dans le blog des rédac­teurs de Poli­tis l’arti­cle le plus nul, le plus creux, et le plus stu­pide qu’il m’ait été donné de lire depuis long­temps, tous médias con­fon­dus. Qui aime bien châ­tie bien, dit-on, et, parce que c’est Poli­tis, je vais pren­dre la peine de “démo­lir” ce “papier” vir­tuel cons­cien­cieu­se­ment, dans les règles de l’art.

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vendredi 5 juin 2009

Europe écologie : voyage au bout du spectacle

Geneviève Confort-Sabathé

« Toute la vie des socié­tés dans les­quel­les règnent les con­di­tions moder­nes de pro­duc­tion s’annonce comme une immense accu­mu­la­tion de spec­ta­cles. » (Pre­mière phrase de La Société du Spec­ta­cle de Guy Debord-1967).

Et dire que pen­dant des années, la grande Domi­ni­que a passé son temps à faire de l’idéo­lo­gie com­plexe, en répé­tant à l’envi, « je suis trop rouge pour les Verts, trop verte pour les Rou­ges ». La for­mule pour que l’élec­teur n’y voit que du bleu était pour­tant sim­ple, il suf­fi­sait d’équi­per la gaule à gogos, de leur­res fluo­res­cents.

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dimanche 31 mai 2009

Le capitalisme est-il soluble dans la crise ?

Et si on pou­vait regar­der som­brer le capi­ta­lisme, les doigts de pied en éven­tail, en spec­ta­teur, comme devant son écran télé, où tout se déroule sans que nous n’inter­ve­nions le moins du monde, étant situé d’ailleurs hors de notre atteinte, que les évè­ne­ments soient légers ou extrê­me­ment gra­ves, qu’ils soient fic­tifs ou réels ?
Comme si ce mons­tre car­ni­vore, tel l’hydre de Lerne, n’était pas doté de mul­ti­ples têtes, capa­bles de repous­ser au fur et à mesure que le héros les coupe !

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mardi 26 mai 2009

L’« agionamenteur » des accrédités !

Geneviève Confort-Sabathé

Para­doxa­le­ment, c’est pour avoir vécu à cré­dit que les riches de la pla­nète et leurs thu­ri­fé­rai­res (ban­quiers, assu­reurs, tra­ders) ont perdu tout cré­dit auprès des peu­ples.

Et c’est bien dans les deux accep­tions du mot « cré­dit » qu’il faut cher­cher la cause de l’enfu­mage effi­cace qui per­mit de dis­si­mu­ler si long­temps la faillite de la finance mon­diale. Cer­tes, on ne prête qu’aux riches, tant en terme de cré­di­bi­lité qu’en terme de créance.

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lundi 6 avril 2009

Le capitalisme en robe de bure

Geneviève Confort-Sabathé

La con­ver­sion poli­ti­que par­ti­cipe du même fonc­tion­ne­ment men­tal que la con­ver­sion reli­gieuse. Rien d’intel­lec­tuel, seu­le­ment des méca­nis­mes affec­tifs, de pri­va­tion, de peur, de cul­pa­bi­lité, de ras­su­rance et d’abso­lu­tion.

Grâce au G20, Lon­dres fut la capi­tale de la Révé­la­tion. Cette fois, c’est sûr, le capi­ta­lisme est solu­ble dans l’eau béni-oui-ouite. Le lavage de cer­veau pla­né­taire peut com­men­cer.

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mardi 31 mars 2009

Rien ne sert de courir, il faut partir maintenant !

Depuis des mois, tous les jours en France, des lut­tes sont menées, tous les sec­teurs sont tou­chés, indus­trie, com­merce, dis­tri­bu­tion… tout le sec­teur privé souf­fre d’ajus­te­ments que l’on fait peser sur les sala­riés, der­nière varia­ble ajus­ta­ble pour pré­ser­ver les pro­fits des spé­cu­la­teurs.
Le sec­teur public (Ensei­gne­ment de la mater­nelle à l’uni­ver­sité, pos­tes, santé, jus­tice, cul­ture…) subit, lui aussi l’ampli­fi­ca­tion et l’accé­lé­ra­tion des atta­ques. Petit à petit ses mis­sions se voient trans­fé­rées vers le sec­teur privé ou aux oubliet­tes ! Tôt ou tard, les mono­po­les publics devien­dront des mono­po­les pri­vés, con­trô­lés par une poi­gnée d’action­nai­res. Fruit de la soli­da­rité, l’éga­lité d’accès pour tous les citoyen-ne-s sur tout le ter­ri­toire en fera les frais. Un seul credo domi­nera : flexi­bi­lité, pro­duc­ti­vité, ren­ta­bi­lité !

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mardi 17 mars 2009

Européennes : le casse-tête de la « case de tête »

Geneviève Confort-Sabathé Les élec­tions euro­péen­nes, pré­vues le 7 juin pro­chain, à moins que la révo­lu­tion inter­na­tio­na­liste ne vienne inter­rom­pre le pro­ces­sus, devraient faire la preuve par huit (gran­des régions), que la démo­cra­tie ne sort guère for­ti­fiée du scru­tin pro­por­tion­nel sur­tout quand les lis­tes sont blo­quées. 
Nous aurons l’occa­sion de reve­nir, ulté­rieu­re­ment, sur la néces­sité du boy­cott des élec­tions euro­péen­nes. Nous nous réfé­re­rons aux pro­pos tenus par cer­tains can­di­dats « case de tête », ou si vous pré­fé­rez « tête de liste » qui ont vili­pendé, avec force argu­ments, et pen­dant des années, le rôle fan­to­ma­ti­que du Par­le­ment euro­péen et le sys­tème opa­que et tota­li­taire orga­nisé autour de la réga­lienne Com­mis­sion euro­péenne.
Ces can­di­dats, ardents défen­seurs du NON au Traité cons­ti­tu­tion­nel euro­péen, sont aujourd’hui, les chan­tres durs des idéo­lo­gies les plus archaï­ques de la gau­che radi­cale. Ils cou­rent à la soupe euro­péenne aussi vite que le leur per­met la décence.

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jeudi 5 mars 2009

Cour de justice, excès de pouvoir ! Parlement européen, excès d’impuissance !

Geneviève Confort-SabathéFaut-il s’éton­ner de voir tant de per­son­na­li­tés illus­tres exhor­ter les états-majors de la gau­che radi­cale à faire l’unité poli­ti­que en vue des élec­tions euro­péen­nes ? Faut-il s’éton­ner de voir tant de mili­tants purs et durs prêts à ren­gai­ner leurs exi­gen­ces démo­cra­ti­ques au nom de l’effi­ca­cité élec­to­rale ? Non, car les Fran­çais, fus­sent-ils  intel­lec­tuels cons­cien­ti­sés ou citoyens enga­gés, n’arri­vent pas à faire le deuil de la démo­cra­tie. Ils veu­lent oublier la for­fai­ture des dépu­tés de l’Assem­blée natio­nale (hor­mis les com­mu­nis­tes) qui ont adopté le Traité de Lis­bonne con­tre l’avis du peu­ple fran­çais.

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samedi 28 février 2009

Quand la CGT poignarde le prolétariat

Geneviève Confort-Sabathé « Toute véri­ta­ble grande lutte de classe doit repo­ser sur l’appui et la col­la­bo­ra­tion des mas­ses les plus éten­dues, et une stra­té­gie de la lutte de classe qui ne comp­te­rait pas avec cette col­la­bo­ra­tion, mais qui n’envi­sa­ge­rait que les défi­lés bien ordon­nés de la petite par­tie du pro­lé­ta­riat enré­gi­men­tée dans ses rangs, serait vouée par avance à un pitoya­ble fiasco. »

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mercredi 25 février 2009

L’Unité, combien de divisions ? par Geneviève Confort-Sabathé

Geneviève Confort-SabathéEx-mili­tante du PCF (un an)
Ex-co- porte-parole des CUALS de l’Hérault
Ex-mili­tante du PG (une semaine)
Mili­tante sans parti…

Il fut un temps où la gau­che intel­lec­tuelle fran­çaise fei­gnait de s’inter­ro­ger, non sans caus­ti­cité, autour d’une for­mule fameuse qui oppo­sait Sar­tre à Aron. Les exé­gè­tes du pre­mier n’y allaient pas de main morte, pré­fé­rant, à tout pren­dre, « avoir tort avec Sar­tre plu­tôt que rai­son avec Aron ». Le débat n’était guère animé car la gau­che intel­lec­tuelle fran­çaise était sar­trienne par nature. Ter­rassé par cette for­mule lapi­daire, Aron avait-il rai­son pour autant ? Voilà bien une ques­tion que nul ne se posait puis­que le ques­tion­ne­ment mani­chéen impli­quait un enga­ge­ment indé­fec­ti­ble et quasi reli­gieux pour le cha­ris­ma­ti­que bigleux.

Quel­que qua­rante ans plus tard, la gau­che intel­lec­tuelle fran­çaise, épar­pillée en mul­ti­ples cha­pel­les, reprend l’antienne, pos­tu­lant le même enga­ge­ment indé­fec­ti­ble et quasi reli­gieux pour l’U-NI-TE, évi­tant, par là même, de se poser la ques­tion de l’oppor­tu­nité de par­ti­ci­per à des élec­tions sans enjeu.

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