Le Congrès de la honte
Par EricJ le vendredi 8 février 2008, 23:42 - Analyse - Lien permanent
Un petit encart dans le Politis de la semaine fort instructif pour exemple supplémentaire, s'il en est besoin, de la collusion politique UMPS. Une nouvelle ouverture ? A ne pas manquer !
Le honteux coup de main à Sarkozy
La révision constitutionnelle n’aurait pas pu être adoptée sans la
bienveillance des dirigeants du PS, à commencer par François Hollande et
Jean-Marc Ayrault. Sur 907 parlementaires inscrits, 893 ont participé au vote.
Il y a eu 152 abstentions, dont celle des 143 parlementaires membres des
groupes socialistes au Sénat ou à l’Assemblée nationale, et 741 suffrages
exprimés. La majorité des trois cinquièmes, requise pour adopter la révision,
était donc de 445 voix. Les « pour » ont recueilli 560 voix, dont celles de 32
socialistes (17 députés et 15 sénateurs). Il y a eu 181 voix contre (121 PS, 44
PCF, 10 droite, 6 non-inscrits).
Si tous les membres des groupes socialistes présents à Versailles avaient voté
contre la révision constitutionnelle, conformément à leurs engagements de
congrès et à leurs promesses de campagne, la minorité de blocage des deux
cinquièmes aurait été de 354 voix.
Faites les comptes : 181 + 143 + 32= 356 voix. Nicolas Sarkozy n’avait pas sa
majorité et était contraint de recourir au référendum ! Et cela sans même
compter les 3 députés et 2 sénateurs socialistes absents, ni les 3 députés
Verts abstentionnistes (Yves Cochet, Noël Mamère et François de Rugy), ni les 8
sénateurs PRG qui ont voté « pour ».
C’est dire s’il y avait encore de la marge… Comme nous l’avions écrit
(Politis n°
985), le référendum était à portée de la gauche. Honte à ceux qui se sont
dérobés à leur devoir d’élu du peuple pour donner un coup de main à Nicolas
Sarkozy.
M. S.