Ainsi donc, la droite la plus réactionnaire et son instrument l’UE après quelques escarmouches pour tâter le terrain et sonder les forces de l’adversaire – s’apprête à déclencher la guerre totale contre les acquis sociaux durement obtenus par la classe ouvrière au prix d’un siècle de luttes souvent violentes et même sanglantes.

Faut-il s’étonner que ce soit un journal emblématique de la gauche bobo-caviar qui annonce le fait, non pour le dénoncer mais pour en faire un non-évènement, une évolution naturelle et incontestable ? Non, si on se souvient que ce même journal fut un ardent propagandiste du OUI au TCE avec toujours le même argumentaire : il n’y a pas d’alternative, la France ne peut se singulariser, c’est l’avenir qui est en jeu…

Quelle réponse allons-nous donner à cette nouvelle agression, à ce nouveau recul social ?

Vous ne pouvez avoir une monnaie unique et des systèmes sociaux complètement divergents, a martelé au forum de Davos, la chancelière allemande Angela Merkel.

Merci madame Merkel de nous montrer la voie : la réponse est là ! La France doit rompre avec l’UE ou les Français devront accepter ce nouvel abaissement de leurs droits et tous ceux qui suivront. Car ne soyons pas naïfs : la force de la droite réactionnaire, c’est notre faiblesse et si ce projet passe, il n’y aura plus de limites à la réaction. Rappelez-vous Munich et ce qui en découla !

Jean-Luc Mélenchon avec sa Révolution Citoyenne propose que la France sorte du traité de Lisbonne. C’est un non-sens ! Ce traité accepté plus ou moins – et plutôt moins que plus – démocratiquement par tous les membres a maintenant force de loi pour tous les membres de l’UE. On ne peut pas être membre de l’UE sans accepter ce traité. Une seule solution, je le répète : sortir de l’UE et voir comment elle fonctionnera sans la France. L’UE a plus à y perdre que la France. Il suffit pour le comprendre de regarder, entre autre, ce qui circule sur les autoroutes. La libre circulation c’est d’abord la libre pollution !

Monsieur Mélenchon, si référendum il doit y avoir, n’ayez pas peur de poser la bonne question.