Geneviève Confort-Sabathé Les élec­tions euro­péen­nes, pré­vues le 7 juin pro­chain, à moins que la révo­lu­tion inter­na­tio­na­liste ne vienne inter­rom­pre le pro­ces­sus, devraient faire la preuve par huit (gran­des régions), que la démo­cra­tie ne sort guère for­ti­fiée du scru­tin pro­por­tion­nel sur­tout quand les lis­tes sont blo­quées. 
Nous aurons l’occa­sion de reve­nir, ulté­rieu­re­ment, sur la néces­sité du boy­cott des élec­tions euro­péen­nes. Nous nous réfé­re­rons aux pro­pos tenus par cer­tains can­di­dats « case de tête », ou si vous pré­fé­rez « tête de liste » qui ont vili­pendé, avec force argu­ments, et pen­dant des années, le rôle fan­to­ma­ti­que du Par­le­ment euro­péen et le sys­tème opa­que et tota­li­taire orga­nisé autour de la réga­lienne Com­mis­sion euro­péenne.
Ces can­di­dats, ardents défen­seurs du NON au Traité cons­ti­tu­tion­nel euro­péen, sont aujourd’hui, les chan­tres durs des idéo­lo­gies les plus archaï­ques de la gau­che radi­cale. Ils cou­rent à la soupe euro­péenne aussi vite que le leur per­met la décence.