La preuve de la per­ti­nence du dis­cours éco­lo­gi­que réside sans doute dans la mal­hon­nê­teté crasse de ses adver­sai­res les plus média­ti­sés. La manière dont les médias de masse se sont empa­rés, à quel­ques enca­blu­res des élec­tions régio­na­les, du der­nier recueil de sor­net­tes de M. Claude Allè­gre est à l’évi­dence symp­to­ma­ti­que d’une épo­que rechi­gnant à affron­ter les vrais périls depuis long­temps annon­cés. L’impos­ture édi­to­riale du géo­chi­miste sor­tant impru­dem­ment de sa spé­cia­lité pour­rait, à l’extrême rigueur, être l’occa­sion d’un débat au fond des cho­ses. Encore fau­drait-il alors oppo­ser à la cer­ti­tude de M. Allè­gre l’intel­li­gence de con­tra­dic­teurs à la hau­teur de l’enjeu. Et là on décou­vre avec éton­ne­ment que le pro­fes­seur devenu bate­leur d’estrade béné­fi­cie d’un trai­te­ment de faveur qui bafoue le droit à la qua­lité de l’infor­ma­tion.