Comment savoir si les «vingteurs» et les chaînes d’infos en continu l’ont traité ou même l’ont seulement évoqué au détour d’une brève ? Comment le savoir puisqu’on n’a plus envie de les suivre ?
La presse écrite c’est un peu pareil il faut bien le dire. On veut bien cependant faire l’effort de la lire parce qu’elle laisse encore la possibilité de la lecture à son rythme, condition nécessaire d’un regard analytique et critique d’une «actu» trop souvent marquetée et servie comme de l’information.
Il y a une semaine un exemplaire de La Tribune, quotidien économique bien connu, attire l’attention. C’est Cantona qui fait là Une : va t-il «faire sauter la banque ?» titre le journal. La réponse, maintenant, nous la connaissons : ils ont eu peur, un peu, pas trop, et tout laisse à penser que l’effet fut proche de zéro. La prochaine fois, peut-être, il en sera autrement.
On tourne les pages et puis on s’arrête. Page 14, Besson fait le titre. Lui consacrer cinq minutes de notre précieux temps de lecture c’est aussi l’occasion de mettre la main sur un énième coup fourré de l’ex. élu PS de la Drôme et nucléocrate décomplexé.
Occasion aussi, peut-être, de faire le point sur un sujet sur lequel on ne s’est pas véritablement penché depuis 2005. Un sujet qui engage lourdement l’avenir alors qu’il ne trouve plus de réelles contradictions depuis que le réseau «Sortir du nucléaire» - comme Attac en 2006 avant les Présidentielles - a été totalement désorganisé de l’intérieur par des forces obscures.