L’His­toire retien­dra dans son œuvre d’éta­blis­se­ment des faits aux con­sé­quen­ces gra­vis­si­mes que le récent som­met du G20 est l’une des preu­ves les plus fla­gran­tes de l’incu­rie actuelle des Maî­tres du Monde. L’éco­no­mie mon­dia­li­sée est un navire déme­suré aux mul­ti­ples voies d’eau dont on a décidé de main­te­nir la route incer­taine afin de sau­ver le plus long­temps pos­si­ble les inté­rêts des occu­pants de la Pre­mière Classe. Le dis­cours tenu aux pas­sa­gers des clas­ses subal­ter­nes n’affi­che évi­dem­ment pas ce but car­di­nal ; on leur assure au con­traire que pour sau­ver tout le monde il n’est qu’un seul cap à sui­vre. Mais, peu impor­tent les paro­les du Com­man­de­ment : son atti­tude obs­ti­née révèle une cou­pa­ble sous-esti­ma­tion du dan­ger qui menace de dis­lo­ca­tion le Tita­nic pla­né­taire.