Nous avons passé quelques heures à Notre-Dame-des-Landes où se déroulait, du 1er au 9 août dernier la semaine de résistance visant à faire échec au projet d’aéroport du “Grand-Ouest”, un projet vieux de 30 ans pour suppléer l’aéroport “Nantes-atlantique” que les autorités disent saturé. Un argument bien douteux.
Sur les lieux, il y avait à l’ouest du site le Camp Climat autogéré et à l’est, les stands de 7 partis politiques représentés : le NPA (Christine Poupin), Europe Ecologie (Yannick Jadot), le PG (Corinne Morel-Darleux), les Alternatifs (Jean-François Pélissier), M’PEP (Aurélien Bernier), le PPLD et Europe Décroissance (Christian Sunt). Nous avons planté la tente au beau milieu, sans le savoir.
Le soir venu, à notre gauche, au delà d’une rangée de toilettes sèches qui faisaient aussi office de cabinets de lecture, sous un chapiteau circulaire on ne peut mieux rempli, les clowns du Camp racontaient leurs actions dans la joie et la bonne humeur, des actions de sensibilisation visant à provoquer le débat avec les clients de l’aérodrôme, les personnels mais aussi les policiers qui n’ont semble t-il pas hésité à lancer une invitation pour qu’une action du même
genre ait lieu sur les plages bretonnes envahies par les algues vertes. Du sérieux dans la non violence, comme toujours.
À l’opposé du site, à droite de notre tente, les stands s’étaient vidés mais il restait encore quelques représentants des délégations. De nos entretiens, il est ressorti que “la décroissance” avait fait son chemin dans les esprits d’une gauche anti-néolibérale de plus en plus verte et inversement. Il restait encore à voir combien ou jusqu’où et surtout comment.
Tag - Décroissance
mercredi 30 septembre 2009
Le nouveau paradigme sera démocratique
Par EricJ le mercredi 30 septembre 2009, 06:00 - Politiquement incorrect
mercredi 13 mai 2009
Retour du Contre-Grenelle 2
Par EricJ le mercredi 13 mai 2009, 23:34 - Politiquement incorrect
Ce samedi 2 mai, il faisait beau à Lyon. Nous étions quelques-uns à nous y être retrouvés pour participer au Contre-Grenelle2. Nous y avions le choix entre assister aux interventions à l’intérieur d’une salle bien remplie ou, à l’extérieur et sous les arches accueillantes et ombragées de la cour intérieure de la Mairie du 6ème arrondissement, informer de notre campagne Europe-décroissance.
vendredi 17 avril 2009
Autoritarisme ou concertation et démocratie.
Par Anne le vendredi 17 avril 2009, 06:00 - Tout est à faire
La lecture d’une interview de Nicolas Hulot à l’occasion de la sortie de son prochain film montre bien que nous y sommes… au pied du mur.
Voulons-nous une décroissance imposée drastiquement, ou bien nous
décidons-nous à prendre la parole et à proposer nous même nos choix ?
Un débat que nous devons avoir, au moins, à l’échelle européenne, des propositions à faire à l’occasion des prochaines élections.
dimanche 5 avril 2009
Antimanuel d'écologie - extraits
Par EricJ le dimanche 5 avril 2009, 01:00 - Des livres
Crise énergétique, changement climatique, pollutions chimiques, OGM : est-il raisonnable d’être alarmiste ? On peut choisir de s’enfouir la tête dans le sable du déni collectif. On peut choisir de s’enfouir la tête dans le sable du déni collectif. On peut aussi se poser les questions qui font mal pour mieux comprendre et réagir. Le dérèglement climatique est-il inéluctable ? Quelle est la responsabilité de l’être humain dans la disparition des espèces ? Devons-nous craindre la raréfaction du pétrole et des matières premières ? Quelles conséquences aurait la relance du nucléaire dans le monde ? Bref, que va-t-il nous arriver ?
Pour répondre à ces questions, Yves Cochet n’y va pas par quatre chemins. Avec le courage politique et le franc parler qui le caractérisent, il dresse un portrait inquiet de notre planète. Précurseur dans la pensée écologiste, il est pour l’instant le seul homme politique français à défendre la notion de “décroissance”. Si l’heure est grave, la catastrophe en marche n’est pas une fatalité. Ce n’est pas la fin du monde, c’est un changement de civilisation.
Avec cet Antimanuel, il s’agit de prendre conscience des grands enjeux planétaires pour réinventer le monde. Le XXe siècle sera écologique ou ne sera pas. Antimanuel d’écologie d’Yves Cochet (Bréal, 2009) - Présentation par l’éditeur
samedi 4 avril 2009
C'est comment qu'on freine ?
Par EricJ le samedi 4 avril 2009, 18:00 - Tout est à faire
Sur le chemin même semé d’embûches de la construction démocratique des convergences politiques, faisons le point une fois pour toute et ne perdons pas de temps à instrumentaliser les urgences. Y a t-il urgence sociale ? Pour les plus démunis sans aucun doute, pas pour les bénéficiaires du bouclier fiscal. Y a t-il urgence politique ? Si on ne fait pas la confusion entre politique et électoralisme, certainement. Et si on s’avise que l’antisarkozisme participe d’un buzz médiatique sarko compatible, sans nul doute. Oui, il y a urgence politique, urgence à construire, autrement, dès maintenant, l’après 2012. Y a t-il urgence à sauver l’humanité ? Oui, mille fois oui : l’humain et l’humanité, c’est le rôle de notre humanisme. Dans cette affaire, c’est bien elle la plus menacée, la plus nuisible mais aussi la plus fragile, peut-être même la plus atteinte : homo toxicus sommes devenus. Y a t-il urgence à sauver la planète ? Voir.
jeudi 13 novembre 2008
Que la crise s'aggrave ! par Serge Latouche
Par EricJ le jeudi 13 novembre 2008, 13:57 - Analyses
Sous ce titre provocateur, François Partant, banquier repenti et l’un des précurseurs de la décroissance, a publié en 1978 un ouvrage (1) dont le message semble inspiré par l’actualité. Il voyait dans une crise profonde le seul moyen d’éviter l’autodestruction de l’humanité.
Serge Latouche est professeur émérite d’économie à l’université d’Orsay et objecteur de croissance. Il vient de publier Entre mondialisation et décroissance. L’autre Afrique, À plus d’un titre éditions.
samedi 25 octobre 2008
Crise : Yves Cochet prend date à l'Assemblée Nationale
Par EricJ le samedi 25 octobre 2008, 17:24 - Dossiers |N!|
Dernière mise à jour : 05/04/09 - Antimanuel d’écologie par Yves Cochet (extraits)
Les 9 et 14 octobre 2008, Yves Cochet, député des Verts de Paris, a prononcé à l’Assemblée Nationale deux interventions qui feront date. Ces discours sont des éléments essentiels pour comprendre la crise actuelle.
Extrait du compte rendu officiel du discours du 14 octobre 2008 et video de la séance du 14 octobre
Débat :
- Ce que nous vivons n’est pas la crise, mais la mutation de sortie du capitalisme par Hervé Kempf (13/01/09)
- La sortie du capitalisme a déjà commencé par André Gorz
- L’hyperlibéralisme nous conduit dans le mur Pierre Larrouturou
- La fin de la mondialisation ? par Cecile de Kervasdoue
- Adieux à la finance par Frédéric Lordon
- La fin du capitalisme, vraiment ? par Jean Zin
- L’empire est en sursis, la démocratie en voie de dislocation par Emmanuel Todd
- Le monde qui vient par Jacques Sapir
dimanche 12 octobre 2008
Peut-on critiquer la croissance ? par Geneviève Azam
Par EricJ le dimanche 12 octobre 2008, 23:15 - Analyses
La faillite des politiques néolibérales, la récession économique et les ingrédients d’une régression sociale et politique sont bien là. On entend déjà les appels pour “la croissance” et, en filigrane, une sorte d’injonction morale à taire les critiques, étant donné l’ampleur du désastre attendu. Allons-nous répéter l’erreur des années 1980, pendant lesquelles les dégâts de la crise sociale ont remisé et marginalisé les rapports scientifiques déjà alarmistes et les réflexions critiques sur un mode de développement porteur d’une crise écologique et alimentaire grave ?
vendredi 19 septembre 2008
Être de gauche et productiviste‚ par Le Sarkophage
Par EricJ le vendredi 19 septembre 2008, 22:43 - Analyses
La gauche et la droite ont le même bilan effroyable en matière d’écologie. Les deux systèmes ont pillé la planète pour nourrir leur machine productiviste. La droite a un vrai projet : faire payer aux plus pauvres la crise écologique. La gauche est aphone, car elle ne sait pas comment lier son souci de justice sociale avec les questions environnementales : elle tombe donc dans tous les pièges que lui tend la droite. On l’a vue majoritairement se réjouir du Grenelle de l’environnement comme on la voit ici demander de nouvelles autoroutes ou voies rapides et là exiger de nouveaux centres commerciaux. On ne pourra pas reconstruire un projet à gauche sans revisiter profondément les questions de travail, de la consommation, du productivisme, de la croissance, du PIB, etc. Les choses semblent parfois aller dans le bon sens. L’Appel national lancé par nos amis de Politis traite à égalité social et écologie. Une partie de nos camarades du NPA engagent le débat autour de la décroissance. Attac national vient enfin (après des années de refus) d’ouvrir une liste décroissance. Les militants communistes et certains socialistes interrogent le productivisme. Les différentes gauches antiproductivistes se sont retrouvés fin août en Auvergne.
jeudi 13 décembre 2007
La fin de la mondialisation ? - par Cecile de Kervasdoue
Par EricJ le jeudi 13 décembre 2007, 17:07 - Ça va chauffer
C'est la fin du consensus autour du libre marché... titre le Guardian en Grande Bretagne
Même les Etats Unis mettent en doute l'économie du libre échange... lance le Soir
Alors que le Spiegel en Allemagne pose cette autre question... Sommes nous donc en train de vivre la fin de la mondialisation ?
vendredi 9 novembre 2007
Que nous apprend le Grenelle ? par Fabrice Flipo
Par EricJ le vendredi 9 novembre 2007, 21:59 - Analyses
Que nous apprend le Grenelle sur l'état de l'écologie politique en France ?
Prometteur, mais réalisé dans la précipitation, le Grenelle laisse en suspens la question des inégalités écologiques et celle des moyens pour mettre en oeuvre un développement durable.
dimanche 21 octobre 2007
Renouer avec le sens des limites par Paul Ariès
Par EricJ le dimanche 21 octobre 2007, 01:30 - Analyses
Pour Paul Ariès, la seule alternative dans une société qui a sombré dans la démesure est d’en finir avec le mythe de la croissance et de faire de la décroissance une politique au service des dominés. | Version audio par Netoyens.info
dimanche 14 octobre 2007
Les tartuffes de l'écologie par Sophie Divry
Par EricJ le dimanche 14 octobre 2007, 15:47 - Analyses
[Sophie Divry est journaliste au mensuel La Décroissance]
Qu'est ce qu'un éco-tartuffe ?
C'est quelqu'un qui fait le contraire de ce qu'il dit. Il est un hyper-riche qui après avoir participé, par exemple, au Paris-Dakar pendant dix ans (Yann Artus-Bertrand, Albert de Monaco) s'emploie désormais à faire la morale au bon peuple et à lui donner des leçons d'écologie.
Par exemple, Florent Pagny évadé fiscal comme Charles Aznavour. Ils polluent davantage en une année que 10 RMIstes durant toutes leurs vies. Ils passent leur temps en avion, possèdent plusieurs maisons, de nombreux véhicules. Mais Charles Aznavour, Florent Pagny, le chanteur Antoine, Yannick Noah et beaucoup d'autres, se targuent d'écologie.
samedi 13 octobre 2007
Le Nobel de la Paix pour un éco-tartuffe
Par EricJ le samedi 13 octobre 2007, 00:32 - Jerricane, jerricane !
À l’heure où le sarkozisme nous prépare tout un panel de lois consuméristes (1) avec pour objectif d’activer jusqu’aux plus petites niches de l’économie en vue de ” fabriquer de la croissance ” à tout prix notamment en autorisant l’ouverture des magasins le dimanche qui ne le sont pas encore, le prix Nobel de la Paix vient d’être accordé au GIEC et à Al Gore.
Le Nobel de la Paix au GIEC, passe encore. Cela montre au moins combien les enjeux sont grands au point de menacer la paix même dans les démocraties principalement occidentales et à la tête desquelles on trouve les États-Unis mais aussi L’Europe. Du même coup elles se voient engagées, si elles ne font rien de sérieux, dans un processus de déstabilisation qui peut les conduire droit à la guerre.
Mais le prix Nobel de la Paix à Al Gore ?!?!?!
dimanche 30 septembre 2007
La sortie du capitalisme a déjà commencé par André Gorz
Par EricJ le dimanche 30 septembre 2007, 22:53 - Analyses
[Ce texte d’André Gorz a été distribué le 16 septembre 2007 à l’université d’UTOPIA.]
La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système mort-vivant qui se survit en masquant par des subterfuges la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.
Mise à jour du billet : 13/12/07
Revue de presse de Cécile Kervasdoue : La fin de la mondialisation ? | France Culture (Les Matins) | |N!| Netoyens ! |
