Geneviève Confort-SabathéPour para­phra­ser André Bre­ton,  je dirai : « Il ne faut pas chan­ger la règle du jeu, il faut chan­ger de jeu ». Les règles de l’Union euro­péenne sont aujourd’hui sem­bla­bles à cel­les d’une dic­ta­ture molle dont les con­tours flous enser­rent sans ser­rer, pro­vo­quant l’asphyxie per­pé­tuelle sans sus­ci­ter de pani­que géné­rale.

Pour­tant, le dépé­ris­se­ment de la démo­cra­tie com­mence à lais­ser des mar­ques. Au par­le­ment de Stras­bourg, les euro­dé­pu­tés les plus éner­gi­ques se des­sè­chent et se fanent, en quel­ques mois, sans par­ve­nir à se décro­cher de la plante-mère, la grosse Com­mis­sion. Cette entité tech­no­cra­ti­que dotée d’ins­tru­ments de com­bat juri­di­que de tout cali­bre offre, à vrai dire, de réel­les pers­pec­ti­ves de car­rière.