Contrairement à l’idée communément admise, ce sont rarement les théoriciens, même bourrés de talent et bourrelés de remords d’appartenir à la classe dirigeante, qui provoquent, par la brillance de leurs intuitions, les révolutions à venir.
Si l’on s’en tient aux exemples fameux des bouleversements du passé, on se rend compte que leurs prémices avaient pris corps dans les comportements populaires. La plupart du temps, les théoriciens sont à la ramasse, ils courent derrière l’évolution anarchique des hommes en tentant de cacher leur retard par un langage abscons et des philosophies emberlificotées.