La faillite des poli­ti­ques néo­li­bé­ra­les, la réces­sion éco­no­mi­que et les ingré­dients d’une régres­sion sociale et poli­ti­que sont bien là. On entend déjà les appels pour “la crois­sance” et, en fili­grane, une sorte d’injonc­tion morale à taire les cri­ti­ques, étant donné l’ampleur du désas­tre attendu. Allons-nous répé­ter l’erreur des années 1980, pen­dant les­quel­les les dégâts de la crise sociale ont remisé et mar­gi­na­lisé les rap­ports scien­ti­fi­ques déjà alar­mis­tes et les réflexions cri­ti­ques sur un mode de déve­lop­pe­ment por­teur d’une crise éco­lo­gi­que et ali­men­taire grave ?