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Tag - Manifestation

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jeudi 23 septembre 2010

Jean-Luc Mélenchon : "Je n'ai plus besoin d'attendre, c'est fait."

Netoyens.info : Jean-Luc Mélenchon, 23 sept. 2010Rencontré à Paris, ce 23 Septembre 2010, au cours de la manifestation contre le projet de loi de la réforme des retraites, Jean-Luc Mélenchon a répondu aux questions de Netoyens.info.

Mobilisation contre le projet gouvernemental, demande d’un referendum sur la réforme, le président du Parti de Gauche fait le point sur cette rentrée sociale, et plus loin, nous livre une brève analyse du travail salarié aujourd’hui.


Paris, 23 Septembre 2010

7 minutes
avec
Jean-Luc Mélenchon

 

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vendredi 20 mars 2009

Caen, le 19 mars 2009

Le 29 jan­vier déjà, la mani­fes­ta­tion caen­naise avait dépassé en nom­bre les plus impor­tan­tes de l’his­toire récente de cette ville, y com­pris cel­les de 1995 et du « CPE » en 2006.  Aujourd’hui les ren­sei­gne­ments géné­raux nous disent avoir compté 5 000 mani­fes­tants de plus qu’en jan­vier.
Pour ce 19 mars 2009, sans ren­trer dans les éter­nel­les que­rel­les de chif­fres, on retien­dra les nom­bres de 24 000 pour la police et de 40 000 par les orga­ni­sa­tions. On notera aussi que c’est bien 5 000 per­son­nes de plus que l’on aura dénom­bré dans la rue… selon la police. Ce n’est pas rien dans cette ville de 110 000 habi­tants un jour de semaine. Il n’y avait en effet pas que le soleil pour atti­rer tant de monde. Outre une grande diver­sité de la repré­sen­ta­tion (sala­riés du privé et de la fonc­tion publi­que, asso­cia­tions, inter­mit­tents, chô­meurs, pré­cai­res, retrai­tés et même des poli­ciers) il y avait sur­tout ce malaise gran­dis­sant de per­son­nes qui ne se sen­tent pas écou­tées, encore moins enten­dues.

C’est dans l’air, dans tou­tes les dis­cus­sions. Plus que la crise elle-même, c’est la poli­ti­que du gou­ver­ne­ment qui mécon­tente, inquiète, fâche, énerve. Sur les ban­de­ro­les de clas­si­ques mots d’ordre : « pou­voir d’achat, emplois… ». Mais ça ne sem­ble plus suf­fire comme si le sen­ti­ment du mépris s’en était mêlé. Face à ce “rou­leau com­pres­seur” qui s’en prend aux droits et aux liber­tés indi­vi­duel­les, “c’est plus loin qu’il faut aller (…) sor­tir des reven­di­ca­tions caté­go­riel­les pour un vrai chan­ge­ment !” Mais lequel ?
L’hori­zon ne sem­ble offrir aucune alter­na­tive poli­ti­que, les syn­di­cats frei­nent à élar­gir reven­di­ca­tions et débats. C’est un tout autre modèle de société qu’il fau­drait envi­sa­ger. Tous le sen­tent, tous le savent. Les évé­ne­ments de la Gua­de­loupe sont dans tou­tes les bou­ches et ce n’est pas une jour­née de plus, fusse-t-elle de 5 mil­lions de per­son­nes dans les rues qui fera réel­le­ment la dif­fé­rence. Qui fera avan­cer la volonté des citoyens ? Qui fera flé­chir ce gou­ver­ne­ment et com­ment ?

Ins­ti­tu­tions, par­tis poli­ti­ques, syn­di­cats, tous don­nent l’impres­sion de con­fis­quer la parole pour lais­ser place à une repré­sen­ta­tion de plus en plus éloi­gnée des citoyen-nes. Les orga­ni­sa­tions clas­si­ques sont de moins en moins en situa­tion d’enten­dre parce qu’elles ne sont plus en mesure d’écou­ter. On dénom­bre de plus en plus de mani­fes­tants dans les rues, beau­coup moins dans les AG orga­ni­sées par les syn­di­cats quand il s’en tient !
Les atten­tes sont tel­les que cette désaf­fec­tion n’est pas assi­mi­la­ble à un “blanc-seing” accordé aux délé­gués syn­di­caux. S’en dou­tent-ils vrai­ment ? Quoiqu’il en soit, à l’évi­dence, il s’agit d’une véri­ta­ble crise de con­fiance à leur égard. On en veut pour preuve la mul­ti­pli­ca­tion des col­lec­tifs et orga­ni­sa­tions auto­no­mes et auto­gé­rées, signes d’un réel besoin, d’une néces­sité de s’expri­mer, d’être écou­tés et d’être enten­dus. C’est bien de Démo­cra­tie dont il retourne !