Travailleurs sans papiers et isolés, oxymore du lien social.
Au printemps 2008, des travailleurs sans papiers, soutenus par la CGT,
occupent spectaculairement quelques grands restaurants parisiens puis
une entreprise de nettoyage pour faire valoir leurs droits à
régularisation.
La France (re)découvre l’existence de ces
travailleurs (hommes et femmes) qui vivent sans papiers ni garanties,
et ce parfois depuis plus de 10, 20 ans, alors qu’ils et elles sont
salariés d’entreprises ayant pignon sur rue.
Mais un grand
nombre de travailleurs sans papiers dépendant d’entreprises trop
petites pour disposer d’un syndicat se retrouvent isolés et abandonnés
à leurs seules initiatives, les forces syndicales relâchant leurs
efforts de soutien une fois la régularisation de leurs propres
syndiqués obtenue.