Ça fai­sait bien long­temps que la France n’avait pas eu de pri­son­nier poli­ti­que. On vient de le libé­rer des geô­les de la Santé après 6 mois d’un enfer­me­ment sans fon­de­ment qui aura défrayé tou­tes les chro­ni­ques. La veille de sa sor­tie en “ cati­mini ” - comme l’ont repris en choeur tous les medias - le jour­nal Le Monde publiait fort à pro­pos une inter­view exclu­sive de Julien Cou­pat depuis reprise et com­men­tée un peu par­tout.

Cet arti­cle, vous le ver­rez (*), élève son auteur au niveau des meilleurs ana­lys­tes de la situa­tion poli­ti­que con­tem­po­raine. Une ana­lyse féroce qui, par son brio et la noto­riété dont elle béné­fi­cie désor­mais, signe avec quel­ques autres la fin d’un hiver de trop d’années ter­nes et bien mal éclai­rées par une ribam­belle de chro­ni­queurs, de phi­lo­so­phes et de poli­ti­ques sur-média­ti­sés, de gau­che comme de droite, tous épris ou en proie aux addic­tions néo­li­bé­ra­les ou néo-con­ser­va­tri­ces et, pour cer­tains, sup­pôts de la dérive proto-fas­ciste en mar­che.