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Tag - Pouvoir

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mercredi 25 août 2010

Un si beau chant d'amour

« Lettre à D. » Un merveilleux cadeau qu’André Gorz nous a fait avant de s’éteindre.

« Tu vas avoir quatre vingt deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses plus que quarante cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante huit ans que nous vivons ensemble et je t’aime plus que jamais je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien.
J’ai besoin de te redire simplement ces choses simples avant d’aborder les questions qui depuis peu me taraudent.  Pourquoi es-tu si peu présente dans ce que j’ai écrit alors que notre union a été ce qu’il y a de plus important dans ma vie ? Pourquoi ai-je donné de toi dans « Le Traître » une image fausse et qui te défigure ? »

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lundi 28 juin 2010

Le conflit d'intérêts en "République bananière"

Quand l’enfumage remplace la morale.

Inutile de vous faire un résumé de l’affaire Bettencourt/Woerth, même télé-Sarkozy a dû en parler, tellement se taire aurait fait mauvaise façon.

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jeudi 21 janvier 2010

Culpabilité personnelle et responsabilité collective : le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat comme aboutissement d’un processus collectif.

par léo thiers-vidal

Pré­sen­ta­tion dans le cadre du Col­lo­que Marx IV – 01/10/04 - Matin, Sec­tion ” Genre et rap­ports sociaux ” (Nou­vel­les Ques­tions Fémi­nis­tes)

Lors­que, le 27 juillet 2003, Ber­trand Can­tat a décidé de frap­per - à mort - Marie Trin­ti­gnant, il a engagé sa res­pon­sa­bi­lité indi­vi­duelle pour les con­sé­quen­ces de ses actes - quels que puis­sent être ensuite ses dis­cours de déni, de recon­nais­sance par­tielle, de pro­jec­tion de res­pon­sa­bi­lité ou de pleine recon­nais­sance et éven­tuelle demande de par­don. Si cette dimen­sion sub­jec­tive, indi­vi­duelle de la recon­nais­sance de cul­pa­bi­lité peut être impor­tante pour les per­son­nes pro­ches de Marie Trin­ti­gnant et la façon dont cel­les-ci pour­ront vivre ce meur­tre, elle n’éva­cue évi­dem­ment ni la cul­pa­bi­lité indi­vi­duelle de Can­tat, ni la dimen­sion de res­pon­sa­bi­lité col­lec­tive pour ce meur­tre. J’entends par res­pon­sa­bi­lité col­lec­tive le fait que les actes de Can­tat peu­vent évi­dem­ment être ana­ly­sés comme reflé­tant son inves­tis­se­ment dans la mas­cu­li­nité hété­ro­sexuelle – c’est-à-dire l’inves­tis­se­ment sub­jec­tif par un humain d’un cer­tain regis­tre de pra­ti­ques de soi et des autres, sour­ces de béné­fi­ces struc­tu­rels con­si­dé­ra­bles. Les actes de Can­tat révè­lent ainsi le degré de résis­tance et/ou de com­plai­sance que celui-ci a au préa­la­ble déve­loppé face à cette socia­li­sa­tion mas­cu­line héte­ro­sexuelle. Plus spé­ci­fi­que­ment, les actes de Can­tat peu­vent éga­le­ment être ana­ly­sés comme le pro­duit d’une socia­li­sa­tion mas­cu­line spé­ci­fi­que­ment de gau­che radi­cale. Et c’est en tant que pra­ti­que d’une mas­cu­li­nité hété­ro­sexuelle enga­gée à gau­che que les actes de Can­tat peu­vent col­lec­ti­ve­ment inter­ro­ger les hom­mes hété­ro­sexuels de la gau­che radi­cale.

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Fracture

Par: Coa­li­tion des “hys­té­ri­ques” et fiè­res de l’être.

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mardi 19 janvier 2010

Je ne serai pas ta femme !

Par: Coa­li­tion des “hys­té­ri­ques” et fiè­res de l’être.

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Toi.

Par: Coa­li­tion des “hys­té­ri­ques” et fiè­res de l’être.

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samedi 27 juin 2009

La transition autoritaire

Après une décen­nie de déve­lop­pe­ment exa­cerbé du dis­cours sécu­ri­taire, nourri en France par des gou­ver­ne­ments de colo­ra­tions dif­fé­ren­tes, le moment est venu de pas­ser à l’étape sui­vante, celle du recueil des fruits géné­reux du nou­veau gou­ver­ne­ment des citoyens par l’ins­tru­men­ta­tion de la peur savam­ment ins­til­lée aux tré­fonds des esprits les moins cri­ti­ques. Après les semailles sécu­ri­tai­res voici enfin, pour la Droite débar­ras­sée de tout état d’âme, le temps de la mois­son auto­ri­taire.

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jeudi 2 avril 2009

Poisson d'avril ?

Évi­dem­ment, lan­cer un 1er avril un “Mou­ve­ment pour la refon­da­tion d’une Europe véri­ta­ble­ment sociale et démo­cra­ti­que”, c’est un sacré pois­son !

Bien que…

A bien y réflé­chir, jus­te­ment, est-ce que cela ne méri­te­rait pas réflexion ?

Cer­tains essaient de pro­mou­voir un boy­cott qui sera noyé dans la masse d’indif­fé­rence que sus­cite cette élec­tion sans enjeu. D’autres pré­ten­dent que voter pour eux pour­rait influer sur le par­le­ment euro­péen et inflé­chir la poli­ti­que euro­péenne, plus ou moins à gau­che ou à droite. Quelle farce !

Le par­le­ment euro­péen est un fan­to­che fait pour dis­traire les peu­ples pen­dant que les déci­sions se pren­nent ailleurs.

On ne peut pas réfor­mer l’UE de l’inté­rieur ! Elle est bien trop ver­rouillée pour cela. L’UE, on l’aime ou on la quitte. Et bien, quit­tons la !

dimanche 8 mars 2009

Violences sexistes : abus de pouvoir

Vio­lence, corps meur­tri
Tout de bleus vêtu
Sa ven­geance a tout pris
Salie de son mépris
La con­fiance s’est tue.

En vain recher­cher l’oubli
Ne plus exis­ter, s’étein­dre
Se cacher, s’aveu­gler
S’iso­ler pour ne pas fein­dre
Dépouillée d’iden­tité.
Souf­france aux airs d’indif­fé­rence
Rem­part de méfiance
S’inter­dire de plaire
Pour ne plus s’émou­voir
Ne lais­ser que l’amer
Fan­tôme illu­soire
Tenir au loin l’homme
Sus­cep­ti­ble de réveiller
Dans sa pri­son la femme
Aux désirs effa­cés.
(…)    
(poème de femme)

Cette femme un jour s’est tue ; clouée au sol, recro­que­villée, ses bras, seuls comme déri­soi­res rem­parts.
A une main de sa tête, une table l’écla­bousse de ses mor­ceaux, der­niè­res échar­des recou­vrant tel lin­ceul l’être déshu­ma­ni­sée.
Déshu­ma­ni­sée, non humaine, ani­male, chose ; objet, jouet brisé ; tas informe, désar­ti­cu­lée, san­gui­no­lente ; per­sonne, rien…
Ce n’est que des années après qu’elle a retrouvé la parole. 

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lundi 16 février 2009

Sexisme : pouvoir androcentré d'un autre âge

Conscience éveillée à tout ce qui, au quotidien, renvoie les femmes à une humanité incomplète, à la soumission au sexisme : pouvoir insidieux, récurrent de la domination des hommes.

Le 8 janvier 2009, Jean-François Dhainaut, Président de L’AERES a déclaré : « Le pouvoir est une affaire masculine » d’une part et, d’autre part : « Les femmes, en plus de leur métier doivent s’occuper de la maison  des enfants. Elles n’ont donc pas de temps à consacrer à l’Aeres*. »

Cet homme n’est pas défini comme intégriste religieux, n’est pas issu d’une autre culture qui serait plus discriminatoire, ne fait pas partie d’un groupe défavorisé, il est reconnu comme intellectuel de notre société qui plus est président, responsable de l’évaluation de nos scientifiques, un homme influent, écouté et à n’en pas douter un réel « danger public ».

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dimanche 3 février 2008

Pouvoir ou pouvoir d'achat

Un des grands débats du moment est celui sur le “pou­voir d’achat”. C’était même un des thè­mes de cam­pa­gne de Nico­las Sar­kozy : “Je serai le pré­si­dent du pou­voir d’achat” disait-il. C’était évi­dem­ment un thème por­teur, mais n’était-ce que cela ?

Le pou­voir d’achat c’est impor­tant, me direz-vous ! Bien sûr, c’est même cru­cial et ceux qui arri­vent dif­fi­ci­le­ment, ou pas du tout, à bou­cler leurs fins de mois le savent bien. Cepen­dant, s’il ne s’agis­sait que de pou­voir d’achat, le pro­blème pour­rait trou­ver une solu­tion plus ou moins pas­sa­gère, même Sar­kozy le pour­rait. Non, le vrai pro­blème est ailleurs.

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