La mon­dia­li­sa­tion débri­dée des vingt-cinq der­niè­res années à laquelle la crise actuelle pour­rait para­doxa­le­ment don­ner plus de vigueur encore est le ter­rain pri­vi­lé­gié de la science ven­due aux mar­chands. Sous le pré­texte du coût très élevé de la recher­che, des mon­ta­ges finan­ciers com­plexes et des par­te­na­riats public-privé (PPP) équi­vo­ques nais­sent aux qua­tre coins de la science qui peu à peu y perd son âme. Quand de nom­breu­ses « avan­cées » de la science mar­chan­di­sée insé­cu­ri­sent notre envi­ron­ne­ment, les citoyens devraient s’orga­ni­ser autour des « lan­ceurs d’alerte » afin de répon­dre à la maxime des mar­chands : science avec cons­cience n’est que ruine du pro­fit.