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Tag - Souveraineté populaire

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mardi 19 janvier 2010

2010 : vers un retour en force de l’autogestion ?

Article de Jean-Pierre Lefèbvre, urbaniste, 50 ans de pratique municipale, publié avec son autorisation :

Quelques menus faits symptomatiques : Osons citer Michel Rocard, transfuge prototypique vers les eaux sarkozystes. Aux fins de relooker son mémorial, il se souvient de ses amours de jeunesse et, face à la crise insoluble du libéralisme, il explique dans Télérama que l’autogestion fournit la seule solution aux besoins de transformation sociétale, face aux menaces de multiples catastrophes financières, économiques, sociales, militaires, écologiques, énergétiques, etc. Il renvoie cependant l’indispensable émergence autogestionnaire à un siècle ou deux !

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dimanche 29 mars 2009

Europe et démocratie ? - 1

“Le fon­de­ment de la démo­cra­tie réside dans la sou­ve­rai­neté popu­laire”

Les peu­ples euro­péens seront bien­tôt appe­lés à élire leurs dépu­tés euro­péens, mais, quelle place reste-t-il vrai­ment à la sou­ve­rai­neté popu­laire ?

  • Cer­tes les peu­ples délè­guent (1°) la sou­ve­rai­neté aux élus qui la délè­guent (2°) aux gou­ver­ne­ments qui la délè­guent (3°) au con­seil des minis­tres euro­péen qui en délè­gue (4°) une grande par­tie à la com­mis­sion ; laquelle n’est pas res­pon­sa­ble devant les peu­ples.
  • Cha­cun des peu­ples est con­fronté aux déci­sions pri­ses non pas par son seul gou­ver­ne­ment mais par les 27 et la com­mis­sion irres­pon­sa­ble devant eux.
  • Le con­seil des minis­tres : ins­tance euro­péenne de déci­sion par excel­lence n’est res­pon­sa­ble ni devant le par­le­ment euro­péen, ni devant les par­le­ments natio­naux.

Quand la délé­ga­tion des pou­voirs se trans­met ainsi à un deuxième puis à un troi­sième et ensuite à un qua­trième degré nous som­mes face à un ersatz de démo­cra­tie.

Le par­le­ment euro­péen n’a pas le droit de pro­po­ser des tex­tes légis­la­tifs, alors qu’il s’agit d’une des fonc­tions de base de l’ins­ti­tu­tion par­le­men­taire. En outre, il n’a pas le droit de légi­fé­rer dans une série de matiè­res où seul le con­seil des minis­tres est légis­la­teur. Peut-il réel­le­ment exer­cer un con­trôle effec­tif sur les choix poli­ti­ques et le fonc­tion­ne­ment des autres ins­ti­tu­tions euro­péen­nes, en par­ti­cu­lier de la com­mis­sion ? Le par­le­ment peut exer­cer un con­trôle de con­for­mité des actes de la com­mis­sion et donc enquê­ter sur des fau­tes de ges­tion mais, il ne peut orien­ter les choix poli­ti­ques pro­po­sés par la com­mis­sion et approu­vés par le con­seil des minis­tres. Ce qui revient à réduire le par­le­ment à une assem­blée qui cau­tionne les choix déci­dés au niveau de l’Exé­cu­tif, c’est en ce domaine que le par­le­ment euro­péen est extra­or­di­nai­re­ment fai­ble ! Il cau­tionne sans con­trô­ler ! 

Ces élec­tions sont un ins­tru­ment de dilu­tion de la sou­ve­rai­neté popu­laire et donc de la démo­cra­tie !

Source : « Quand l’Union Euro­péenne tue l’Europe » Raoul marc Jen­nar