Cette chanson du groupe vices & Râlements Déviants (hip-hop de fiottes, queer, féministe) mise en ligne sur le blog Rangers & bas résilles : “parle de la façon dont, même dans les milieux alternatif, libertaire, pouet-pouet pas mal de mecs ont tendance à fermer les yeux sur des agressions sexistes, voire à se positionner carrément du côté de l’agresseur.”
Tag - Violences
lundi 1 février 2010
Chanson hip hop du groupe Vices & Râlements Déviants : "Les mecs du millieu"
Par EricJ le lundi 1 février 2010, 15:47 - Rien ne va plus
jeudi 21 janvier 2010
Culpabilité personnelle et responsabilité collective : le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat comme aboutissement d’un processus collectif.
Par EricJ le jeudi 21 janvier 2010, 19:22 - Rien ne va plus
par léo thiers-vidal
Présentation dans le cadre du Colloque Marx IV – 01/10/04 - Matin, Section ” Genre et rapports sociaux ” (Nouvelles Questions Féministes)
Lorsque, le 27 juillet 2003, Bertrand Cantat a décidé de frapper - à mort - Marie Trintignant, il a engagé sa responsabilité individuelle pour les conséquences de ses actes - quels que puissent être ensuite ses discours de déni, de reconnaissance partielle, de projection de responsabilité ou de pleine reconnaissance et éventuelle demande de pardon. Si cette dimension subjective, individuelle de la reconnaissance de culpabilité peut être importante pour les personnes proches de Marie Trintignant et la façon dont celles-ci pourront vivre ce meurtre, elle n’évacue évidemment ni la culpabilité individuelle de Cantat, ni la dimension de responsabilité collective pour ce meurtre. J’entends par responsabilité collective le fait que les actes de Cantat peuvent évidemment être analysés comme reflétant son investissement dans la masculinité hétérosexuelle – c’est-à-dire l’investissement subjectif par un humain d’un certain registre de pratiques de soi et des autres, sources de bénéfices structurels considérables. Les actes de Cantat révèlent ainsi le degré de résistance et/ou de complaisance que celui-ci a au préalable développé face à cette socialisation masculine héterosexuelle. Plus spécifiquement, les actes de Cantat peuvent également être analysés comme le produit d’une socialisation masculine spécifiquement de gauche radicale. Et c’est en tant que pratique d’une masculinité hétérosexuelle engagée à gauche que les actes de Cantat peuvent collectivement interroger les hommes hétérosexuels de la gauche radicale.
mardi 19 janvier 2010
Que léguons-nous au féminisme ? - 2
Par EricJ le mardi 19 janvier 2010, 00:28 - Rien ne va plus
Par: Coalition des “hystériques” et fières de l’être.
Ce que lègue notre génération au féminisme, à première vue pas grand chose. Nos grand-mères ont obtenu le droit de vote, nos mères la contraception et l’ivg (ces deux derniers points concernant autant les hommes que les femmes d’ailleurs, à part une qui a réussi à le faire croire, on n’a encore jamais conçu un enfant seule). Nous nous sommes reposées, sur leurs lauriers, tout était en place et tout avancerait progressivement pensions-nous. Certes tout n’était pas parfait mais les mentalités évolueraient lentement mais surement, nous serinait-on. Et prises dans nos vies compliquées de femme, nous nous sommes laissées porter, mais à force de ne pas avancer, nous reculons.
Que léguons-nous au féminisme ?
Par EricJ le mardi 19 janvier 2010, 00:12 - Rien ne va plus
« Nos grand-mères ont obtenu le droit de vote
Nos mères, le droit à l’avortement.
Et nous ? Que léguons-nous au féminisme ?
Le Ressac, car notre génération a laissé faire. »
jeudi 14 mai 2009
Et voilà que ça recommence...
Par EricJ le jeudi 14 mai 2009, 00:53 - Communiqués
dimanche 8 mars 2009
Violences sexistes : abus de pouvoir
Par Anne le dimanche 8 mars 2009, 06:00 - Édito
Tout de bleus vêtu
Sa vengeance a tout pris
Salie de son mépris
La confiance s’est tue.
En vain rechercher l’oubli
Ne plus exister, s’éteindre
Se cacher, s’aveugler
S’isoler pour ne pas feindre
Dépouillée d’identité.
Souffrance aux airs d’indifférence
Rempart de méfiance
S’interdire de plaire
Pour ne plus s’émouvoir
Ne laisser que l’amer
Fantôme illusoire
Tenir au loin l’homme
Susceptible de réveiller
Dans sa prison la femme
Aux désirs effacés.
(…)
(poème de femme)
Cette femme un jour s’est tue ; clouée au sol, recroquevillée, ses bras, seuls comme dérisoires remparts.
A une main de sa tête, une table l’éclabousse de ses morceaux, dernières échardes recouvrant tel linceul l’être déshumanisée.
Déshumanisée, non humaine, animale, chose ; objet, jouet brisé ; tas informe, désarticulée, sanguinolente ; personne, rien…
Ce n’est que des années après qu’elle a retrouvé la parole.
