Le régime spécial de la SNCF se caractérise par des prestations supplémentaires, comme l’âge du départ à le retraite à 55 ans (50 ans pour les agents de conduite) après 25 ans de service. Ces prestations ne sont pas financées par l’État et ne font l’objet d’aucune compensation du régime général. Elles sont payées par les cheminots, dans le cadre des charges sociales propres à la SNCF, nettement supérieures à celles du régime général. Elles sont de 41,96 % du salaire liquidable pour un cheminot contre 25,87 % à 28,63 % pour un salarié du privé. Seul le déficit démographique, c’est-à-dire la baisse des effectifs, fait l’objet d’une compensation de l’État pour maintenir l’équilibre des retraites, au titre de l’article 30 du cahier des charges de la SNCF. Les Caisses de prévoyance et de retraite de la SNCF garantissent l’assurance maladie et vieillesse des agents actifs et des retraités, soit près de 600 000 bénéficiaires pour l’assurance maladie et près de 300 000 pour la caisse de retraite, selon les chiffres de la direction de la Sécurité sociale.