3652 articles de loi au lieu de 1 891, c’est un des constats de la refonte de la partie législative du code du travail, dressé par l’inspecteur du travail Gérard Filoche.
Le nouveau texte, passé quasi inaperçu, a fait l’objet d’une séance publique à l’Assemblée nationale le 4 décembre après son adoption en première lecture au Sénat le 26 septembre.
La CGT, le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la magistrature dénoncent cette recodification, « qui devait être rédigé[e] "à droit constant", [et] est en réalité une réécriture complète qui modifie de façon très négative l’articulation, le sens général et donc l’interprétation du code ».
Allez comprendre pourquoi depuis de nombreuses années il se dit et redit à qui veut l'entendre que le Code du travail est devenu inapplicable vu son épaisseur et sa complexité. Apparemment, il ne l'était pas encore assez !